J’ai serré les dents, les points. Les oreilles aussi si j’avais pu. Mais je ne pouvais pas. Des oreilles, ça ne se ferme pas.
Mes orteils dans mes runnings blancs se sont serrés entre elles pour se retrouver sous mes pieds. Un peu comme se recroqueviller, tu sais, à la manière d’un animal blessé.
J’ai pincé les lèvres et serré la mâchoire pour me punir. Ton dernier baiser me brûlait encore la bouche pendant que je ne trouvais pas les mots pour te retenir.
Quand j’étais sure que tu me voyais plus, j’ai serré les paupières parce que dans mes yeux ils annonçaient 94 % de chance de précipitations avec visibilité réduite.
Ma gorge s’est resserrée sur un sanglot. Mais pas à temps. Il est tombé à mes pieds. La bile aussi est remontée, mais, ça, je l’ai ravalé parce que ça faisait moins propre sur le plancher.
Ma poitrine était serrée. Mes poumons poignés dans un pain, mais l’estomac définitivement pas dans les talons. Je respirais plus, mais je vivais encore. Le sang circulait, mais le cerveau était mort.
Mon cœur lui, il n’était pas serré.
Juste bien écrasé.
j’adore!!
wow ! il n’y a rien à ajouter.
Simple, efficace et bien tourné! Des mots justes et bourré de sens. L’imaginaire est au rendez-vous de virgule en point. Bravo! C’est en quelque sorte un court texte jalousé!
marie-eve la chum à Éric Ménard (tjrs aussi le “fun” à dire loll) de chez BBR.