Extrait d’un message enflammé destiné à une amie qui saura plaire à toutes les dents sucrées :
Cependant, tu sais que cette gâterie c’est dangereux, que ce n’est pas vraiment bon pour la santé surtout quand on s’y attache, que l’extase qu’il procure ne peut être qu’éphémère puisqu’il ne demeure, malheureusement, jamais longtemps à nos côtés, qu’il est délicieusement irrésistible. Il éveille le désir ardant de le consumer en totalité, sans rationalité, sans contrôle. Ce désir nous brûle de l’intérieur, nous aveugle. C’est lui qui nous contrôle! Dès qu’on y goûte, on est accro. Pour y succomber, il suffit d’humer son parfum chocolaté, de ressentir sa texture si satinée lorsque notre langue sans délecte, de contempler son teint foncé aux allures du sud, de caresser les courbes du contenant qui renferme cette essence si précieuse, c’est presque aphrodisiaque
Maintenant, relisez le texte en sachant que cette fameuse substance convoitée est en fait… du Nutella! Vous savez, moi, le sucré ça me tombe sur le cœur.
Je ne vois vraiment plus cette tartinade de la même façon… Ce jeune homme a vraiment un problème de dépendance. Je me demande bien ce qu’il peut faire dans les toilettes… seul… avec son pot de Nu-Tel-La dun dun dun! Scandale à la noisette!
Cependant, tout ceci reste un exercice de style intéressant. Il faudrait essayer le même genre de rédaction, mais en utilisant le fromage en crotte, des Ringolos ou de la fondue chinoise. C’est bon ça, de la fondue chinoise : « Lorsqu’on insère notre tige de laquelle pendouille un morceau de chaire tendre dans cette marre bien chaude au parfum envoûtant, ça y est, nous sommes conquis.»
Au. Pire.
MM
P.S. Inutile de préciser que non, mon amie ne l’a pas rappelé.
câaline!!! C’est pire qu’un description de caféà saveur de suicide, cette chose!