Hommage nostalgique

27 05 2008

À tous ceux qui ont connu cette époque révolue des films des productions La Fête. Je parle des classiques du genre comme La Grenouille et la baleine, La Guerre des tuques et Bach et bottines (sûrement la meilleure performance à vie de Mahée Paiement. C’est triste de plafonner à un si jeune âge. Je me demande qu’est-ce qui est arrivé à la moufette. Peut-être d’après une soirée bien arrosée (Quel bon jeu de mots!) elle se retrouva sous les roues d’une mini-van. Histoire à suivre!)

Cependant, rien pour moi ne battra Les Aventuriers du timbre perdu. Alors pour tous les fanatiques voici le vidéoclip de la chanson thème interprétée par une Rufus Wainwright à peine âgé de 14 ans (sous toutes réserves), mais déjà si plein de braztitude d’attitude.

Qui n’a jamais voulu se partir une collection de timbres après ça? On doit saluer la qualité de l’image animée. J’ai toujours adoré le petit solo de gazou qui ensorcelait nos bassins lors de leurs transformations mythiques pour s’insérer dans un timbre. Je dois dire que le petit gros à lunettes m’a toujours tapé sur les nerfs, mais savait mettre en valeur les personnages principaux. Tommy, le rebelle incompris, savait cacher sa grande sensibilité derrière ses lunettes fumées. Ralph, l’utopiste naïf, n’a jamais perdu espoir en son rêve: vivre dans un monde meilleur où les timbres régneraient sur nous, minables humains. Nancy, la soeur de service et son accent anglo-lavalien, ajoutait une note de snobisme délicieuse à l’histoire.

Bref, ce film m’a plu.

(Voire que je viens de faire une réflexion aussi approfondie sur Les Aventuriers du timbre perdu)

Momo, la butch qui bitch

PS Je suis allée chez la coiffeuse aujourd’hui. Quelle question me suis-je fais posé alors que je me fais laver les cheveux par ma coiffeuse? «Alors c’est pour…?» J’étais à deux cheveux de lui dire « Quoi? Ce n’est pas ici le tournoi de Battleship? ». Mais bon, j’avais du savon plein les yeux, j’ai donc décidé de choisir mes batailles.





Aucun orgueil

22 05 2008

Je n’ai visiblement aucun avenir en tant que téléphoniste. Lorsque je fais un appel, je cafouille, je bafouille et je m’embrouille. J’imagine que l’abstraction de visage devant mes yeux c’est tout simplement trop pour moi.

Tout à l’heure, j’ai téléphoné au salon de coiffure pour prendre rendez-vous. J’ai bien des défauts et ne pas du tout être à mon aise dans le domaine capillaire est l’un d’eux. La femme au bout de la ligne avait évidemment l’habitude des femmes ce qu’elles veulent. Ces longs silences en disaient longs sur ce qu’elle pensait des néophytes comme moi en ce qui concerne la prise de rendez-vous au salon.

Je croyais que j’avais mises toutes mes chances de mon côté. Je savais le nom de ma coiffeuse et que mon rendez-vous devait être en soirée. Comme j’étais naïve. La conversation s’est passée comme suit (quoique sûrement fût-elle légèrement altérée par mon imagination comme le nom du salon pour que ça soit plus puncher)

*Tonalité*Tonalité*

« Salon Beautés des Îles, France à l’appareil, comme puis-je vous aider? »

« Oui, j’aimerais…»

« Un moment s’il vous plaît »

Maudit, j’avais préparé mon speech. Tu brises mon rythme France!

*Promotion sur l’épilation laser pour l’été sur musique de fond rythme qui ressemble à une sonnerie de cellulaire*

C’est dont ben long! Ça fait deux fois que je l’entends la pub. La femme qui parle à une voix aussi plaisante que la sensation d’un papier sablée sur ma langue. J’attends déjà assez longtemps quand je vais au salon, ils ne vont pas commencer à me faire attendre quand je n’y suis pas.

« Bonjour Madame. Excusez-moi de vous avoir faites attendre! Qu’est-ce je peux faire pour vous? »

Bon! Mon chialage m’a déconcentré. Je me souviens plus de mon speech. Maudite sois-tu France!

« Ah c’est pas grave. En fait, j’aimerais avoir un rendez-vous pour une coupe de cheveux. »

« Très bien. Pour quand et avec qui? »

« La semaine prochaine avec Marilyn, mais je ne sais pas quand elle travaille…»

« Mardi, mercredi, jeudi, samedi Madame » (Dit sur un ton qui croise celui du glacier qui énumère ses sortes de sloche et celui de la bitch de service qu’on connaît tous)

« Mardi, alors »

« …et ça va être pour?….»

«… une coupe de cheveux?…j’imagine,…»

« …Coupe et mise en plie?… »

Merci de me caller quand tu vois que je suis déjà à terre.

« *tousse* oui oui, une coupe de cheveux …»

« …………………D’accord, merci! »

C’est juste pour une coupe de cheveux!

La vie me tue.

Momo, la butch qui bitch